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30 novembre 2010

1209-2009, cathares : une histoire à pacifier

 

 

 

1209-2009, cathares : une histoire à pacifier

Actes du colloque de Mazamet 15-17 mai 2009



1209-2009.pngAucun chantier historique n’est jamais clos, puisque l’Histoire s’inscrit elle-même dans l’Histoire, et que chaque génération d’historiens pose au matériau documentaire un questionnement renouvelé. Ainsi du phénomène hérétique médiéval, en particulier de l’histoire des groupes dissidents aujourd’hui conventionnellement désignés comme « cathares ».

Depuis Jean Duvernoy, nous savons désormais que les cathares étaient des chrétiens médiévaux, représentatifs du débat intellectuel et spirituel du tournant des XIIe et XIIIe siècles, et selon des développements sociaux divers, bien au-delà des seuls pays d’oc.

En mai 2009, à Mazamet, un colloque international a permis à une vingtaine de spécialistes de toutes disciplines – de l’histoire médiévale à celle des religions ou à la philologie romane – d’exposer et de confronter, en amical et respectueux débat, les avancées de leur recherche sur les « cathares ». Les communications s’organisaient selon trois grands thèmes : la construction de l’hérésie ; théologie et ecclésiologie de la dissidence ; causes et conditions de la disparition du catharisme ; chaque partie étant suivie d’une table ronde entre les chercheurs et avec le public.

Tel est l’ensemble qui se trouve ici retranscrit.

Images et concepts de « l’hérésie », 800 ans après la croisade contre les Albigeois, ressortent aujourd’hui précisés, clarifiés – tendent enfin à s’exorciser. Et on se prend à respirer le grand bol d’oxygène d’une recherche neuve, rajeunie.

 

 

Collectif, textes rassemblés par Anne Brenon

broché – 15 x 24 – 336 pages – novembre 2010 – 29 euros –

ISBN 978-2-86266-629-7

 

Anne Brenon • Annie Cazenave • Carles Gascón Chopo • Claudine Pailhès • Daniela Müller • David Zbíral • Francesco Zambon • Franco Morenzoni • Galia Valtchinova • Guy Lobrichon • Gwendoline Hancke • Jean Duvernoy • Jean-Claude Hélas • Julien Roche • Lidia Denkova • Marjolaine Raguin • Natalyia Dulnyeva • Pilar Jiménez-Sanchez • Roland Poupin • Ruben van Luijk • Thomas Butler • Travis Stevens • Ylva Hagman

 

1209-2009.png

 

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05 novembre 2009

Glospel / Émoglobal

 

 

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À paraître

 

Vincent-Paul TOCCOLI & Roland POUPIN

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Glospel / Émoglobal

(Évangile dans un monde global)

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Regards partagés sur

Le Tiers Christianisme

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Essai de religiologie

À paraître aux éditions
Lethielleux


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1ère partie : Vincent Paul TOCCOLI – Glospel

2ème partie : Roland POUPIN – Émoglobal


vasarely

 

 

 

 

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01 mars 2006

La papauté, les cathares et Thomas d’Aquin





La papauté, les cathares et Thomas d’Aquin



 

On perçoit plus aisément les lignes de continuité de l’histoire du christianisme que ses ruptures. Ainsi, on comprend plus volontiers Thomas d’Aquin comme un continuateur de ses prédécesseurs en théologie, que comme un véritable réformateur de la pensée de son temps. Or, il y introduit une vision radicalement nouvelle de la nature, vision reçue des philosophes arabes.

En atténuant la profondeur de ce bouleversement, l’Histoire a souvent fait l’impasse sur ce que la perception cathare du monde était largement celle de tout un chacun au Moyen-Age. Et on a inventé pour le catharisme des origines manichéennes, voire zoroastriennes, qu’il ignorait totalement. Les cathares, chrétiens protestataires d’héritage patristique, origénien et augustinien, n’ont pas pu, comme tant d’autres chrétiens médiévaux, accepter le scandale que constituait le pouvoir total, et donc temporel, de la papauté.

Un refus des plus radicaux, en ce qui concerne le catharisme, qui apparaît alors aux yeux d’un Thomas d’Aquin comme un symptôme exacerbé du dualisme commun, partagé finalement jusqu’à une papauté qui se sent dotée par son instrument, le pouvoir temporel, de la respon­sabilité de dompter ce qu’elle perçoit comme un chaos qui lui fait face.

Vision éminemment dualiste, que Thomas d’Aquin, en valorisant l’idée de nature, va ébranler définitivement.

Ce livre est l’édition d’une thèse de théologie, intitulée L’héritage de St Sylvestre, la crise cathare et la réforme de Thomas d’Aquin, soutenue à l’Université de Strasbourg en 1988, récompensée par le prix ADRERUS en 1989.


Roland Poupin, La papauté, les cathares et Thomas d’Aquin, Toulouse, Loubatières, 2000.


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Il est inconcevable que l’on continue de considérer le catharisme comme un phénomène ponctuel d’un moment donné du Moyen Age, comme une sorte de… détail. Cette approche invraisemblable fonctionne comme un serpent qui se mort la queue. Elle se nourrit de ce qu’elle relègue le catharisme sur les marges du christianisme, attribuant le dualisme ambiant à l’époque à une sorte d’importation iranienne/manichéenne. Ce faisant le christianisme non-cathare apparaît comme ayant toujours été celui que l’on ne connaît que depuis Thomas d’Aquin, un christianisme développant une valorisation de la nature.

Si le catharisme était telle quantité négligeable, voire simple fantasme de ses contemporains, qu’était-il besoin pour la papauté de déclencher contre ses protecteurs une Croisade, et de créer contre lui l’Inquisition pontificale ? Qu’était-il besoin pour Dominique de Guzman de fonder un ordre religieux visant l’éradication de l’hérésie ? Qu’était-il besoin pour Thomas d’Aquin de rejoindre cet ordre à force d’être travaillé par la préoccupation de l’hérésie, pour aller chercher chez un philosophe arabe, Averroès, des idées étrangères, au risque d’être soupçonné lui-même d’hérésie, et même condamné pour cela (à Paris en 1277) ? Qu’était-il besoin pour Thomas d’Aquin, en pleine période des Croisades en Orient, d’importer une philosophie d’origine musulmane sous prétexte qu’elle était plus favorable à la nature ? Qu’était-il besoin encore, pour les autorités universitaires de conseiller cette nouvelle philosophie à Toulouse alors qu’elles l’interdisaient à Paris ?

Si avant cela, le christianisme romain était si favorable à la nature qu’on le dit, pourquoi par exemple avait-il interdit le mariage des prêtres en plein XIe siècle, au moment où un « pré-catharisme » commençait à faire parler de lui ? Interdiction relevant d’une raison finalement dualiste : cela est largement ignoré de nos jours - où on ne sait plus comment faire pour se débarrasser de cette interdiction si étrange pour notre christianisme favorable à la nature -, mais le mariage des clercs était alors interdit au prétexte explicite que le contact du prêtre avec le Christ est incompatible avec le contact d’une épouse.

Autant de questions qu’on évite d’autant plus facilement que l’on fait du catharisme une religion indo-iranienne, un peu New-Age, religion de la réincarnation à des années-lumière de l’enseignement chrétien. C’est ainsi que se rejoignent d’une part les partisans d’un catharisme d’autant plus hétérogène à la chrétienté médiévale qu’il est plus réincarnationiste, et d’autre part ceux qui pensent qu’il faut réviser, minimiser l’importance des violences de la Croisade et de la persécution, voire les justifier au regard de la menace que l’hérésie aurait représenté pour la civilisation européenne d’alors.

Deux livres qui s’efforcent de restituer le catharisme dans son époque, comme un christianisme radical, qui dérange, qui menace les pouvoirs en place ; d’où la violence terrible exercée contre lui et ceux qui le protégeaient. Les cathares, l’âme et la réincarnation se propose de restituer le catharisme comme religion chrétienne, et non pas quelque anachronique philosophie du New-Age. La papauté, les cathares et Thomas d’Aquin entend montrer combien la nouvelle théologie introduite par Thomas d’Aquin bouleverse le paysage des idées, renvoyant le christianisme antérieur, romain comme cathare, dans un monde désormais périmé. Tout cela pouvant embarrasser plus qu’on ne croit, et jusqu’aujourd’hui un édifice catholique qui connaît toujours plus de difficultés à justifier ses pratiques d’origine dualiste.


R.P.




19:05 Écrit par rolpoup dans Publications | Lien permanent | Commentaires (0)

Les cathares, l’âme et la réincarnation





Les cathares, l’âme et la réincarnation




Le catharisme occitan des XIIIe et XIVe siècles a laissé des traces de croyance à la transmigration des âmes. Relire le catharisme au prisme de sa réception tardive de ces éléments d’enseignement transmigratoire ; le comprendre à travers une réinterprétation de cette croyance en termes optimistes de réincarnation (cette adaptation moderne et rassurante de l’antique métempsycose)... autant d’attitudes qui risquent de faire perdre de vue le tragique de la vision de l’homme et de son destin qui est au cœur de la pensée et de l’histoire cathares.

Ce livre se propose de restituer cette dimension tragique et grandiose : l’exil dans le monde, dimension centrale de la théologie de ce christianisme médiéval qu’est le catharisme.


Roland Poupin, Les cathares, l’âme et la réincarnation, Toulouse, Loubatières, 2000.



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Les dédicaces d'auteurs de Radio France 


LA DEDICACE DE L'AUTEUR : Si je demandais : les cathares croyaient-ils à la réincarnation ? - j'imagine que la plupart répondraient sans hésiter : oui évidemment ! Les plus au courant citeraient même les quelques références inquisitoriales tardives, datant du XIIIe, et surtout du XIVe siècles occitans, où apparaissent des traces de croyance à la transmigration des âmes. C'est ainsi que la question semble close, par la positive : les cathares croyaient à la réincarnation. C'est faire l'impasse sur le fait que la croyance à la réincarnation est récente, doctrine chargée de foi au progrès, issue du XIXe siècle. Elle ne pouvait exister au Moyen Age, ni dans l'Antiquité. Sauf à la confondre avec celle de la métempsycose, qui n'est pas la même chose, et qui elle est ancienne. La réincarnation moderne, vulgarisée par le New Age a toutefois en commun avec l'antique métempsycose le mythe qui illustre cette dernière : la transmigration des âmes, précisément, que l'on trouve en Occitanie, dans le catharisme tardif. Ayant posé les distinctions ci-dessus, j'ai voulu voir ce que la transmigration signifiait dans ce catharisme tardif. Les cathares croyaient à la préexistence des âmes, déchues dans la matière, dans l'exil tragique d'un monde de douleurs et de persécutions. Le mythe de la transmigration devient l'illustration de cette catastrophe, portant en contrepartie l'espérance de la possibilité de la remontée de l'âme aux cieux, de sphère céleste en sphère céleste (selon la configuration des cieux médiévaux), jusqu'à la spiritualité où les Parfaits, par le Consolamentum, unique sacrement cathare, ont rejoint en esprit les frontières du Paradis perdu.

 

R.P.

 



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17 janvier 2006

Troubadours et cathares

 

 

 

Troubadours et Cathares
Actes du colloque de Chancelade

 

Auteurs : Anne Brenon, Gwendoline Hancke
Éditions : L'Hydre
Collection : Domaine historique
ISBN : 2-913703-41-0
Format : broché, couv. Quadri 
 

22 €, port compris

 

 

 

Troubadours et cathares... un couple qui a fait couler beaucoup d'encre et suscité bien des théories, certaines tout à fait fantaisistes. Mais au fond, la vraie question demeure celle-ci : parce que ces deux phénomènes historiques furent contemporains, furent-ils forcément liés d'un point de vue doctrinal ? Les Actes de ce colloque de Chancelade ont le mérite d'avoir réuni autour de ce problème les plus grands spécialistes du catharisme, des troubadours, enfin de la langue et de la société occitane médiévale... Tous abordent le sujet avec le sérieux qu'on leur connaît et le lecteur trouvera ici bon nombre de réponses aux nombreuses questions que soulève la coexistence historique du catharisme et de la culture des troubadours.

Colloque organisé par Novelum section périgorde de l'Institut d'Estudis Occitans.
Textes recueillis par Richard Bordes.
Débats enregistrés par Jean-Louis Gasc avec la participation de : Anne Brenon, josé Dupré, Gwendoline Hancke, Bernard Lesfalgues, Roland Poupin, Julien Roche, Jean Roux, Francesco Zambon.

   

 

 

    

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03 décembre 2005

Autour de Montaillou

  

 

 

Autour de Montaillou - un village occitan

Histoire et religiosité d'une communauté villageoise au Moyen Âge

 

Sous la direction d'Emmanuel Le Roy Ladurie
Éditions : L'Hydre, 2001
Collection : Domaine historique
ISBN : 2-913703-11-9
Format : 416 pages, 16.5 x 23.5, broché, couv. quadri

 27.70 €, port compris

 

 

Textes rassemblés par Anne Brenon et Christine Dieulafait

 

En 1975, à partir de l'exceptionnelle source historique qu'est le Registre d'Inquisition de Jacques Fournier, Emmanuel Le Roy Ladurie ouvrait avec Montaillou, village occitan des voies nouvelles à la recherche médiévale.

Vingt-cinq ans plus tard, et sous sa direction, une équipe internationale de chercheurs s'attache à reprendre les dossiers alors ouverts. S'ancrant désormais dans la réalité des fouilles archéologiques menées sur le site de Montaillou, des chercheurs sur textes - historiens, sociologues, spécialistes du catharisme, de l'Inquisition ou encore des mentalités - entrent plus profondément dans l'intimité et le quotidien de cette communauté villageoise du XIVe siècle.

Grâce à eux, Beatris, Guillelme, Grazida, Pèire, Bernat... tout ce petit peuple de la montagne ariégeoise ressurgit sous la lumière crue de l'Inquisition.

«Comme tous les humbles de leur temps, et de tous les temps, ils auraient dû sombrer vite dans l'oubli. Le malheur les en a préservés, en faisant d'eux des témoins.»

Annie Cazenave

 

Emmanuel Le Roy Ladurie, Claudine Pailhès, Christian Raynaud, Flo Guillot, Jeanne Bayle, David Maso, Jean-Paul Cazes, Jean-Claude Soulassol, Matthias Benad, Gwendoline Hancke, Daniela Müller; Annie Cazenave, Anne Brenon, Danielle Laurendeau, Julien Roche, Jacques Frayssenge, Beverly M. Kienzle, Roland Poupin, Francesco Zambon, Jean Duvernoy, Michel Jas.
Couverture : photo de Jean-Louis Gasc.

 

 

 

 

21:00 Écrit par rolpoup dans Publications | Lien permanent | Commentaires (0)

02 décembre 2005

Les cathares devant l'histoire

 

 

Les cathares devant l'histoire
Mélanges offerts à Jean Duvernoy

 

Éditions : L'Hydre
Collection : Domaine historique
464 pages
Format : 16.5 x 23.5, broché, couv. quadri
Photographie : Jean-Louis Marteil
Grand Prix littéraire de la Ville de Toulouse (remise du prix : le 12 juillet 2005)

 

Textes rassemblés par Anne Brenon et Christine Dieulafait,
publiés sous la direction de Martin Aurell


TABLE DES MATIÈRES


Avant-propos 


Introduction générale : Jean Duvernoy (Martin Aurell) 

 

Jean Duvernoy et l'étude du catharisme : bibliographie générale

Première partie
Sources et origines : problèmes historiographiques et méthodologiques
Journée du 12 mai 2003


Les sources : rapport introductif (Julien Roche)

1ère table ronde : Jean Duvernoy, J. Roche, M. Aurell, A. Brenon, A. Cazenave, C. Fraïsse, J. Frayssenge, G. Hancke, D. Müller, R. Poupin, E. Riparelli.


Les origines : rapport introductif (Roland Poupin)
2e table ronde : Jean Duvernoy, R. Poupin, M. Aurell, A. Brenon, A. Cazenave, C. Fraïsse, J. Frayssenge, D. Müller, E. Riparelli, J. Roche, M. Roquebert.


Le déconstructionisme et les études cathares (Michel Roquebert)


Où en est le problème des Actes du concile de St-Félix ? À propos de "L'histoire du catharisme en discussion" (Francesco Zambon)


De l'opportunité du sens critique : à propos des Pauvres catholiques (Annie Cazenave)


Comment diaboliser l'adversaire ? (Jean Flori)


Hérétiques et mouvance pauvre dans la seconde moitié du XIIe siècle (Anne Brenon)


La représentation de l'hérétique par l'imagerie animale (Beverly Kienzle)


Le cloître de l'abbaye St-Pierre de Moissac n'était pas une oeuvre hors du temps (Chantal Fraïsse)


Une Passion provençale inédite du XIVe siècle (Geneviève Hasenohr)


Deuxième partie
Le catharisme et sa répression
Journée du 13 mai 2003


L'Église cathare : rapport introductif (Daniela Müller)

3e table ronde : Jean Duvernoy, D. Müller, M. Aurell, A. Brenon, A. Cazenave, G. Hancke, D. Laurendeau, G. Passerat, R. Poupin, E. Riparelli, J. Roche, M. Roquebert

 

La répression : rapport introductif (Georges Passerat)

4e table ronde : Jean Duvernoy, G. Passerat, M. Aurell, A. Brenon, A. Cazenave, D. Laurendeau, D. Müller, E. Riparelli, M. Roquebert.


La prédication féminine chez les cathares (Gwendoline Hancke)


À propos de la controverse sur la nature doctrinale du Nihil cathare (Pilar Jiménez)


La technique d'exégèse des cathares (Enrico Riparelli)


Item dixit (Annie Cazenave)


Une errance de faydits sur le plateau du Larzac au XIIIe siècle, 1286-1288 (Jacques Frayssenge)


Les Alion, le pape et le comte de Foix, 1244-1310 (Jean-Claude Soulassol)


Le pape Sylvestre en Antéchrist : pauvreté et ecclésiologie dans le débat sur l'hérésie au bas Moyen Âge (Jorg Oberste)


La culture des pauvres (Annie Cazenave)


La mémoire de Toulouse offensée, 1229-1979 (René Soula)


De la Jérusalem céleste à Babylone (Roland Poupin)


Conclusion (Martin Aurell)

 

 

 

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